Mais vivre sans tendresse ?

January 13, 2010

Peut-être connaissez-vous cette version de “La Tendresse” ? Chantée dans les années 60 par Bourvil et très subtilement ré-interprété à la fois en yiddish et en français par les Yeux Noirs. Mettez le son, je vous cause des paroles juste après.

Comme vous le constaterez, le yiddish ressemble à un dialecte allemand qui résonne plutôt bien dans les oreilles germanophone. Je tente une traduction bancale de la partie yiddish avec les moyens du bord – à l’aide ! Je mets en parenthèse les traductions (approximatives), et en double celles qui sont carrément ((fumeuses/incertaines)).

Men ken leïben oune groshen / On peut vivre sans un sou
Oune dire gelt                      / Sans (rentrée d’argent)  loyer à payer
Mit gour nicht in di tashn      / Avec pas grand chose dans la poche
Oun fra in di velt                 /  Sans ((libérer)) le monde
[Refrain]
A dokh leben oune liebkeit          /  Mais vivre sans tendresse
Dous ken gournicht gournicht zain / Cela n’est pas possible
Naïn naïn naïn                           / Non non non
Dous ken gournicht gournicht zain  / Cela n’est pas possible

Mi kenn leïben oun’a mazel   / On peut vivre sans la chance
Es ist nicht a faïle               / Cela n’est pas ((…))
Mir kenn zaïn a schlemazel   / On peut être un malchanceux
Un treffen di tsrie                / Et rencontrer ((…))
A dokh leïben oune liebkeit   [Refrain]
Dous ken gournicht gournicht zain
Naïn naïn naïn
Dous ken gournicht gournicht zain

Dous ist dokh a zisse krankheit      / Tu es une bien douce maladie
Lieb of oben ershtem blik               / Amoureux dès le premier regard
Dous ist doch a zisse schwarhkeit  / Tu es une bien douce faiblesse
Ven zi get mi ir a kick                   /Lorsque tu me lance ton regard
Rikhtig rikhtig                             / Vrai, bien vrai

Me ken leïben vi a ganef             / On peut vivre comme un voleur
(vi) a shnorrer a tzar                 / Comme un mendiant, un tsar
und shlekh varbringue dous lebn / Et mal ((…)) (la vie)
und nicht zeïn ka nar                 / Et ne pas être ((…))
A dokh leïben oune liebkeit        [Refrain]
Dous ken gournicht gournicht zain
Naïn naïn naïn
Dous ken gournicht gournicht zain

On peut vivre sans richesse
Presque sans le sou
Des seigneurs et des princesses
Y’en a plus beaucoup
Mais vivre sans tendresse
On ne le pourrait pas
Non, non, non, non
On ne le pourrait pas

On peut vivre sans la gloire
Qui ne prouve rien
Etre inconnu dans l’histoire
Et s’en trouver bien
A dokh leïben oune liebkeit            [Refrain]
Dous ken gournicht gournicht zain
Naïn naïn naïn
Dous ken gournicht gournicht zain

Et maintenant grand jeu concours, faites des propositions pour combler les ((…)) !

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